Le cours du blé reteste sa zone de « confort »

Les cours du blé échéance décembre 2022 connaissent une volatilité accrue. Depuis le 20 septembre dernier, le blé est passé de 326 euros la tonne à 364 euros au 10 octobre. Soit une hausse de 12% en 3 semaines. Le blé s’est ensuite dirigé vers la zone qu’il a marqué comme zone de confort. C’est une zone de prix allant de 315 euros/t à 338 euros/t. Sur le plan technique, ce retour pourrait être un reteste pour un départ à la hausse. Malgré la clôture à 334 euros/t le mardi dernier, le blé sur Euronext s’échange à 338 euros/t.

Des éléments géopolitiques et météorologiques peuvent pousser les prix vers le haut. Le contexte en mer noir qui ne s’améliore toujours pas en termes politique. La perturbation freine les semis de blé en Ukraine et en Russie. Les deux pays couvrent à eux seuls entre 40 et 50 % des exportations mondiales.

Avancement des semis en Russie et Ukraine

Argus Media estime les semis du blé en Ukraine à 1,093 millions d’hectare au 3 octobre 2022 contre 3,067 en 2021. Cet avancement de semis montre que seulement un tiers des surfaces cultivées comparé à l’année dernière. Contrairement à l’Ukraine, en Russie, la situation n’est pas aussi catastrophique mais reste faible. Les agriculteurs russes sont à 9,564 millions d’hectares semés au 29 septembre contre 10,7 en 2021 (Source : Argus Media).

Impact des autres matières premières sur le cours du blé

Le pétrole reste volatile et se situe sur la résistance très importante des 86 dollars le baril. Le gaz naturel reteste le support à 5.5 dollars par million BTU, soit une baisse de 40% depuis le début septembre. La parité euro dollar reste en faveur du dollar (0.9760 à l’ouverture aujourd’hui). L’euro est affecté par les tensions géopolitiques contrairement au dollar qui se renforce grâce à une économie relativement stable et forte aux USA. L’euro a ainsi perdu 13,8% de sa valeur face au dollar depuis l’invasion russe.

La demande internationale en blé

Sur la scène internationale, le Pakistan souhaite acheter pour 500 000 tonnes. En Afrique du nord, L’Egypte montre aussi des intérêts d’achats. Cette demande internationale pourrait légèrement pousser le cours du blé à hausse sur le court terme.

D’une manière générale, les marchés des matières premières, des indices boursiers et des devises sont très volatiles. Les cours se situent sur des supports et résistances de long terme. Dans ce genre de situations, les marchés attendent de gros évènements pour se décider.

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